La « grande tour »

 

Son mur principal est parallèle au logis L2. Son mur latéral ouest forme avec le précédent non pas un angle droit mais un angle obtus (100° environ). Par contre, sur le mur latéral est, cette disposition n’est vraie que pour les deux niveaux les plus élevés. Au-dessous, les deux murs sont perpendiculaires. Au pied de la tour, à l’extérieur, une petite voûte enjambe un obstacle rocheux qui, on ne sait trop pourquoi, n’a pas été arasé. Sous la baie inférieure, une pierre creusée, légèrement saillante, appelée à tort « gargouille », servait à l’évacuation des eaux usées.

 

Sur ce qui reste du mur est on peut voir les vestiges de deux cheminées superposées (une à chaque étage) dont la plus grande partie était prise aux dépens de l’épaisseur du mur. Elles ne présentaient donc qu’une légère saillie dans les pièces où elles se trouvaient, sauf bien entendu, à hauteur du manteau. Le contrecœur ou plus simplement le mur de fond est absent chez l’une et l’autre. Le piédroit subsistant de celle du niveau inférieur est constitué de cinq grosses pierres dont l’épaisseur varie de 0,30 à 0,50 m. La profondeur du foyer était de 1 mètre.

 

Au même niveau, sur le mur opposé, se voient également les vestiges d’une autre cheminée assez semblable à la précédente.

 

La cheminée de l’étage supérieur paraît avoir été d’une esthétique plus recherchée. Ce qui en reste (partie supérieure d’un jambage et partie latérale du manteau) évoque le XVIe siècle. Ces vestiges de cheminées sont les seuls éléments restant de l’aménagement intérieur de Rochebonne. Ils témoignent d’une recherche certaine de l’esthétique. On peut être surpris de n’en point trouver d’autres. On l’est beaucoup moins quand on sait qu’au XVIIIe siècle déjà, le propriétaire du château, M. Blanc de Loire, se plaignait qu’on lui volait portes et fenêtres et qu’au XIXe siècle, son descendant, M. Lafayolle, proteste lui aussi, contre le vol des belles pierres.

 

Bien que le texte de 1763 ne soit pas très explicite, c’est vraisemblablement dans ce qui vient d’être décrit qu’il faut voir «un membre servant de cuisine et d’habitation au fermier...».